
L'olivier
Huile pour la table, les lampes et les parfums. La Tunisie reste l'un des premiers producteurs mondiaux d'huile d'olive.
L'économie de Carthage →
Carthage n'était pas qu'un port : ses domaines du Cap Bon et de la Medjerda comptaient parmi les plus productifs de la Méditerranée.

Huile pour la table, les lampes et les parfums. La Tunisie reste l'un des premiers producteurs mondiaux d'huile d'olive.
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Au Cap Bon, autour de Kerkouane ; Magon décrit la culture de la vigne et la fabrication du vin de raisins secs.

Les plaines de la Medjerda deviendront plus tard le « grenier » de Rome.
de territoire africain sous contrôle carthaginois à la veille de la première guerre punique (Decret)
en 146 av. J.-C., après un demi-siècle d’empiètements de Massinissa (Decret)
des récoltes réclamée aux paysans libyens pendant la première guerre punique (Polybe, I, 72)
Agathocle débarque en Afrique et traverse une campagne couverte de domaines (Diodore, XX, 8)
Les historiens désignent par le mot grec chôra — « la campagne » — le territoire rural qui nourrissait Carthage. Il couvrait une large part de la Tunisie actuelle, une région assez arrosée pour une agriculture abondante, que Rome exploitera à son tour dans sa province d'Afrique (Decret).
Carthage y a vite réparti les rôles : près de la capitale, des domaines voués aux cultures de rapport ; plus loin, les céréales, laissées aux paysans libyens soumis à un tribut en nature. En temps de guerre, la lourdeur de ce tribut les poussa à la révolte, comme en 241 (Polybe, I, 71-72).
Quand Agathocle de Syracuse débarque en 310, ses soldats découvrent un pays de jardins et de vergers irrigués, de villas, de vignes et d'oliviers, de troupeaux et de haras : la description qu'en donne Diodore (XX, 8) est le meilleur témoignage antique sur ces campagnes.
Vergers de rapport, champs de blé, troupeaux : l'arrière-pays de Carthage nourrissait la ville et alimentait l'exportation.
Ces espèces poussaient déjà à l'état sauvage en Afrique du Nord, mais les Phéniciens apportèrent des plants sélectionnés. Fruits, viande et vin allaient surtout à la population aisée, le grain à tous. Des produits agricoles puniques ont été retrouvés jusqu'en Grèce.
Les populations autochtones pratiquaient l'élevage de longue date, notamment celui des chevaux, des bœufs et des mulets (Polybe, XII, 3) — de quoi fournir montures, attelages et viande.