Carthage · Monde punique

Au-delà de Carthage

De la Sicile à l'Atlantique, des dizaines de cités parlaient punique et honoraient Melqart. Carthage n'était pas seule : elle était la tête d'un réseau.

Voie antique pavée dans les ruines de Tharros, Sardaigne
Tharros, sur la presqu’île du Sinis (Sardaigne)
23

cités et sites présentés, de la Sicile au Maroc atlantique

~540

av. J.-C. : Carthaginois et Étrusques affrontent les Phocéens à Alalia (Hérodote, I, 166)

397

av. J.-C. : Denys de Syracuse prend et détruit Motyé (Diodore, XIV)

1758

l'abbé Barthélemy déchiffre l'alphabet phénicien grâce aux cippes de Malte

Alliance, hégémonie, confédération ?

Carthage et les autres cités puniques

Les colonies phéniciennes d'Occident sont souvent plus anciennes que Carthage. À partir du VIe siècle, quand Tyr s'affaiblit, Carthage en devient le chef de file : elle mène la guerre, négocie les traités et place certaines cités sous sa tutelle.

VIe s.Malchus combat en Sicile puis échoue en Sardaigne ; les Magonides reprennent la conquête de l'île (Justin, XVIII, 7 ; XIX, 1).
~540À Alalia, au large de la Corse, la flotte carthaginoise et étrusque tient tête aux Phocéens (Hérodote, I, 166) : Carthage se pose en protectrice des Phéniciens d'Occident.
509 · 348Les traités avec Rome ferment la Sardaigne et la Libye aux marchands romains. Celui de 348 est conclu au nom des Carthaginois, des Tyriens et des gens d'Utique (Polybe, III, 22-24).
215Le traité d'Hannibal avec Philippe V distingue Carthage, Utique, et « les cités et peuples soumis aux Carthaginois » (Polybe, VII, 9) : des alliés et des sujets.
DébatSabatino Moscati voyait une « confédération » lâche, qui aurait fragilisé Carthage face à Rome. D'autres historiens parlent d'hégémonie, voire d'empire pour les IVe-IIIe siècles. Le vocabulaire reste discuté.
Des statuts très divers

Qui dépendait de qui ?

  • Des alliées autonomesUtique et Gadir, fondations tyriennes plus anciennes que Carthage, gardent leurs magistrats et leurs cultes.
  • Des fondations carthaginoisesEbusus (Ibiza), Lilybée ou Carthagène sont créées par Carthage elle-même.
  • Les LibyphéniciensDiodore (XX, 55) nomme ainsi les habitants des villes côtières liés aux Carthaginois par des mariages, entre Carthaginois, Libyens et Numides.
  • Tributs et contingentsSelon Tite-Live (XXXIV, 62), Leptis versait à Carthage un talent par jour. Les cités fournissaient aussi des navires et des soldats.

Les termes grecs et latins (« alliés », « sujets ») sont ceux des vainqueurs ; aucune source punique ne décrit ce système de l'intérieur.

Le réseau phénicien avant Carthage →
Six régions

Les cités du monde punique

Pour chaque cité : sa fondation, son rôle, et ce qu'on peut y voir aujourd'hui. L'Espagne barcide (Carthagène, Sagonte) et les sites tunisiens sont sur la page « Lieux ».

23 cités affichées

Sicile

À l'arrivée des Grecs, les Phéniciens se regroupent à l'ouest de l'île, près de leurs alliés élymes (Thucydide, VI, 2). Carthage dispute ensuite la Sicile à Syracuse pendant près de deux siècles, avant de la perdre au profit de Rome en 241 (Polybe, I, 62-63).

SicileVIIIe s. – 397

Motyé (Mozia)

Îlot fortifié de la lagune du Stagnone, relié à la côte par une chaussée. Principal port phénicien de Sicile occidentale jusqu'à sa destruction par Denys de Syracuse en 397.

Aujourd'hui : Île-musée (fondation Whitaker) : remparts, tophet, « kothon », et l'éphèbe de Motyé découvert en 1979.

Le siège de 397 ↓
Épave du navire punique de Marsala
Sicile396 – 241

Lilybée (Marsala)

Fondée pour accueillir les survivants de Motyé (Diodore, XXII, 10). Elle résiste à Pyrrhus en 276 puis au long siège romain de 250 à 241 (Polybe, I, 42-48).

Aujourd'hui : Au musée Baglio Anselmi, l'épave d'un navire de guerre punique.

Voir la page Lieux →
SicileVIIIe s. – 254

Panorme (Palerme)

« Tout-port » pour les Grecs, Ṣyṣ sur les monnaies puniques. Base de l'armée carthaginoise en Sicile : c'est là que débarque Hamilcar avant Himère en 480 (Hérodote, VII, 165-167). Les Romains la prennent en 254 (Polybe, I, 38).

Aujourd'hui : Une vaste nécropole punique sous la ville moderne ; objets au musée Antonino Salinas.

Colonnes et vue sur la mer depuis les ruines de Solonte
SicileVIIIe s. · IVe s.

Solonte (Solunto)

L'une des trois cités phéniciennes citées par Thucydide. En 397, elle fait partie des rares villes restées fidèles à Carthage (Diodore, XIV, 48). Rebâtie au IVe siècle sur le mont Catalfano.

Aujourd'hui : Une ville hellénistique et romaine en terrasses au-dessus de la mer, avec un petit antiquarium.

Remparts élymo-puniques d’Erice
SicileÉlyme · punique

Éryx (Erice)

Cité élyme au sanctuaire célèbre d'Astarté, l'Aphrodite des Grecs. Hamilcar Barca s'y retranche de 244 à 241 face aux Romains (Polybe, I, 58).

Aujourd'hui : Les remparts élymo-puniques, dont certains blocs portent des lettres phéniciennes gravées par les maçons.

Hamilcar →

Sardaigne

Comptoirs phéniciens dès le VIIIe siècle, puis conquête carthaginoise au VIe. L'île fournit du blé et des métaux ; Carthage la cède à Rome en 238/237, au sortir de la guerre des Mercenaires (Polybe, I, 88).

Colonne et ruines du site de Nora, Pula
SardaigneIXe – VIIIe s.

Nora

Sur un promontoire près de Pula. Pausanias (X, 17, 5) la tenait pour la plus ancienne ville de l'île. La stèle de Nora, découverte en 1773, porte la première mention connue du nom de la Sardaigne.

Aujourd'hui : Un parc archéologique au bord de la mer : quartiers puniques sous le théâtre, les thermes et les mosaïques romaines.

La stèle de Nora ↓
Voie antique pavée de Tharros
SardaigneVIIIe s.

Tharros

Au bout de la presqu'île du Sinis, face au golfe d'Oristano. Grande cité punique : son tophet et ses nécropoles ont livré bijoux d'or et scarabées en quantité.

Aujourd'hui : Un parc archéologique ouvert, dominé par ses colonnes ; les trouvailles sont à Cagliari et à Cabras.

Le tophet de Sant’Antioco, Sardaigne
Sardaigne~VIIIe s.

Sulcis (Sant’Antioco)

L'une des plus anciennes fondations phéniciennes de Sardaigne, sur une île reliée à la côte. En 258, la flotte carthaginoise est battue dans les eaux sardes (Polybe, I, 24).

Aujourd'hui : Le tophet, des tombes à chambre creusées dans le tuf et le musée Ferruccio Barreca.

Le tophet, un débat →
Sardaigne~750 · ~520

Monte Sirai

Poste phénicien sur une colline dominant l'arrière-pays de Sulcis, transformé en forteresse à l'époque carthaginoise. L'ADN de ses tombes a été comparé à celui d'autres sites puniques.

Aujourd'hui : Acropole, habitations, nécropole et tophet, près de Carbonia.

Carthage et l'Afrique →
SardaigneVIIe s.

Bithia

Petit port de la côte sud, près de Chia. Célèbre pour son sanctuaire du dieu Bes, où l'on a trouvé des centaines de statuettes votives en terre cuite.

Aujourd'hui : Des vestiges discrets autour de la tour de Chia ; statuettes au musée de Cagliari.

Ibiza, Baléares et Gadir

Gadir, la plus ancienne, reste une alliée autonome ; Ebusus, fondée par Carthage, lui reste fidèle jusqu'au bout ; Majorque et Minorque, jamais colonisées, fournissent des frondeurs.

Nécropole du Puig des Molins, Ibiza
Ibérie~654

Ebusus (Ibiza)

𐤀𐤉𐤁𐤔𐤌

Diodore (V, 16) date sa fondation par Carthage de 160 ans après celle de la métropole ; un premier établissement phénicien existait à Sa Caleta. Fidèle jusqu'en 206, quand Magon y fait escale (Tite-Live, XXVIII, 37).

Aujourd'hui : Le Puig des Molins et Sa Caleta, inscrits à l'UNESCO avec Dalt Vila.

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Frondeur des Baléares
IbérieMercenaires

Majorque et Minorque

Jamais colonisées, ces îles de la culture talayotique vendaient à Carthage leurs frondeurs, réputés dans toute l'Antiquité (Diodore, V, 17-18). Magon hiverne à Minorque en 206 ; la tradition lui attribue le nom de Mahón.

Aujourd'hui : Talayots et villages préhistoriques ; l'étymologie « port de Magon » reste une tradition.

L'armée →
Cadix, l’antique Gadir
Ibérie~1100 (trad.)

Gadir (Cadix)

𐤂𐤃𐤓

Fondation tyrienne sur une île, avec un temple de Melqart célèbre dans tout le monde antique. Alliée de Carthage, elle se rallie à Rome en 206 (Tite-Live, XXVIII, 37).

Aujourd'hui : Au musée de Cadix, deux sarcophages anthropoïdes phéniciens, découverts en 1887 et 1980.

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Malte et Gozo

Une escale au milieu du détroit de Sicile, fréquentée par les Phéniciens dès le VIIIe siècle, puis dans l'orbite de Carthage. Les Romains s'en emparent dès le début de la deuxième guerre punique, en 218 (Tite-Live, XXI, 51).

MalteVIIIe s. – 218

Malte et Gozo (Melitē, Gaulos)

Tombes et céramiques montrent une présence phénicienne dès le VIIIe siècle. En 218, la garnison carthaginoise d'environ 2 000 hommes se rend aux Romains (Tite-Live, XXI, 51).

Aujourd'hui : Tombes puniques un peu partout sur l'île ; cippes et stèles au Musée national d'archéologie de La Valette.

Les cippes de Melqart ↓
Vestiges du sanctuaire de Tas-Silġ, Malte
MalteSanctuaire

Tas-Silġ

Sur une colline au-dessus de Marsaxlokk, un temple mégalithique réemployé par les Phéniciens pour Astarté, puis honoré comme sanctuaire de Junon à l'époque romaine — Cicéron accuse Verrès de l'avoir pillé (Verrines, II, 4, 103).

Aujourd'hui : Un site fouillé par des missions italiennes à partir de 1963 ; accès limité.

Libye : la Tripolitaine

Les « Emporia » de la petite Syrte : trois ports — d'où le nom de Tripolitaine — au débouché des pistes sahariennes. Carthage y tient une frontière face aux Grecs de Cyrène.

Le théâtre romain de Leptis Magna
TripolitainePunique · Sidon

Leptis Magna

𐤋𐤐𐤒𐤉

Selon Salluste (Jugurtha, 78), fondée par des exilés de Sidon. Port le plus riche des Emporia, disputé par Massinissa à Carthage. Le punique y reste langue officielle sous Rome : le théâtre porte une dédicace bilingue d'Annobal Tapapius Rufus (1-2 apr. J.-C.).

Aujourd'hui : L'une des villes romaines les mieux conservées de la Méditerranée, patrie de Septime Sévère (UNESCO).

Le mur de scène du théâtre de Sabratha
TripolitaineVe – IVe s.

Sabratha

𐤑𐤁𐤓𐤕𐤍

D'abord escale saisonnière, puis ville punique. Son mausolée « B », à étages et d'influence hellénistique (IIe s. av. J.-C.), est un chef-d'œuvre de l'architecture punique.

Aujourd'hui : Le théâtre romain à trois étages de colonnes et le mausolée punique restauré (UNESCO).

TripolitainePunique

Oea (Tripoli)

La troisième cité des Emporia, Wyʿt sur ses monnaies puniques. Elle hérite plus tard du nom de la région, Tripolis, « les trois villes » — d'où Tripoli.

Aujourd'hui : Peu de vestiges visibles sous la médina, sinon l'arc de Marc Aurèle (IIe s. apr. J.-C.).

Côtes d'Algérie et du Maroc

Un chapelet d'escales jusqu'à l'Atlantique. Beaucoup deviennent ensuite des résidences des rois numides et maurétaniens, qui gardent la langue et les cultes puniques.

MaghrebPunique · numide

Hippo Regius (Annaba)

Comptoir punique, devenu « royal » comme résidence des rois numides. Augustin en fut l'évêque et y mourut en 430 ; il rapporte que le punique se parlait encore dans les campagnes.

Aujourd'hui : Le site d'Hippone : forum, thermes, quartier chrétien et musée.

MaghrebIVe – IIIe s.

Icosium (Alger)

Le nom punique commence par ʾy, « île », sans doute à cause des îlots du port. Les Grecs y entendirent le nombre vingt (eikosi) et inventèrent vingt compagnons d'Hercule (Solin) : étymologie de fantaisie.

Aujourd'hui : Des niveaux antiques mis au jour lors des fouilles de la place des Martyrs, dans la basse Casbah.

MaghrebPunique · 25 av.

Iol / Césarée (Cherchell)

Port punique, puis capitale de Juba II et de Cléopâtre Séléné, rebaptisée Caesarea vers 25 av. J.-C. Le couple royal y entretient une cour lettrée.

Aujourd'hui : Le musée de Cherchell et ses statues ; thermes, amphithéâtre et port antiques.

Ruines de Lixus, Maroc
MaghrebPline : très ancienne

Lixus (Larache)

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Sur une colline dominant l'estuaire du Loukkos. Pline (XIX, 63) y place un sanctuaire d'Hercule-Melqart plus ancien que celui de Gadès ; la légende y situait le jardin des Hespérides.

Aujourd'hui : Acropole, temples et grandes usines de salaisons de l'époque romaine.

La fondation →
MaghrebVIIe s.

Mogador (Essaouira)

L'escale phénicienne la plus méridionale connue sur l'Atlantique : amphores et graffitis du VIIe siècle. Plus tard, Juba II y produit la pourpre (Pline, VI, 201). Certains y voient la Cerné d'Hannon — hypothèse discutée.

Aujourd'hui : L'île, face à la ville, est une réserve naturelle fermée au public.

Le périple d'Hannon →
Sicile · 398-396 av. J.-C.

Motyé, la ville effacée par Denys

VIIIe s.Des Phéniciens s'installent sur l'îlot de San Pantaleo, dans une lagune peu profonde, reliée à la terre par une chaussée.
398Denys l'Ancien de Syracuse marche sur la ville. Les habitants coupent la chaussée (Diodore, XIV, 47-48).
397Les Syracusains remblaient la lagune et approchent tours de siège à six étages et catapultes, arme nouvelle mise au point à Syracuse (XIV, 42 ; 50-51). Himilcon ne parvient pas à dégager la place. La ville est prise rue par rue et sa population massacrée ou vendue (XIV, 53).
396Himilcon reprend l'île, mais les Carthaginois regroupent les survivants sur la côte voisine, à Lilybée (XIV, 55 ; XXII, 10).
XXe s.Joseph Whitaker, négociant en vin de Marsala, achète l'île et y mène les premières fouilles ; les recherches de l'université La Sapienza (L. Nigro) voient dans le « kothon » un bassin sacré plutôt qu'un port.

Source principale : Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, livre XIV.

Le bassin du « kothon » de Motyé, Sicile
Le « kothon » de Motyé et le temple voisin
Cippe de Melqart, marbre à inscription bilingue, musée du Louvre
Cippe de Melqart (Malte), Louvre
Malte · Sardaigne

Les pierres qui ont fait parler les Phéniciens

Deux cippes de marbre, découverts près de Marsaxlokk à la fin du XVIIe siècle, portent la même dédicace en phénicien et en grec : deux frères, Abdosir et Osirshamar, y remercient « Melqart, seigneur de Tyr » (IIe s. av. J.-C.).

En 1758, l'abbé Jean-Jacques Barthélemy s'appuie sur les noms propres du texte grec pour identifier les lettres phéniciennes : l'alphabet est déchiffré. L'un des cippes, offert à Louis XVI par le grand maître de l'ordre de Malte, est au Louvre ; l'autre, à La Valette.

La stèle de Nora, trouvée en Sardaigne en 1773, est l'une des plus anciennes inscriptions phéniciennes d'Occident (IXe-VIIIe s.) ; on y lit le nom ŠRDN, la Sardaigne.

« À notre seigneur, à Melqart, maître de Tyr » — début de la dédicace des cippes.

Langue et écriture →
La stèle de Nora au musée archéologique de Cagliari
Stèle de Nora, musée de Cagliari
814 – 146 av. J.-C.

L'espace punique et ses routes

Ouvrir la carte animée →
814 av. J.-C.
Chargement du fond de carte…

Frontières approximatives d'après les synthèses historiques (zones d'influence, non des frontières modernes). Fond de carte : Natural Earth. Positions antiques : localisations usuelles.

Pour aller plus loin

Sources de cette page

14 références

Sources antiques

  1. Hérodote, HistoiresI, 166 ; VII, 165–167
  2. Thucydide, La Guerre du PéloponnèseVI, 2
  3. Polybe, HistoiresI, 24 ; 38 ; 42–48 ; 58 ; 62–63 ; 88 ; III, 22–24 ; VII, 9
  4. Diodore de Sicile, Bibliothèque historiqueV, 16–18 ; XIV, 42 ; 47–48 ; 50–55 ; XX, 55 ; XXII, 10
  5. Tite-Live, Histoire romaineXXI, 51 ; XXVIII, 37 ; XXXIV, 62
  6. Justin, Abrégé des Histoires philippiques de Trogue PompéeXVIII, 7 ; XIX, 1
  7. Salluste, Guerre de Jugurtha78
  8. Pline l'Ancien, Histoire naturelleVI, 201 ; XIX, 63
  9. Pausanias, Description de la GrèceX, 17, 5
  10. Cicéron, VerrinesII, 4, 103

Travaux modernes

  1. Sabatino Moscati, L'épopée des Phéniciens, Fayard, 1971 — thèse de la « confédération » punique
  2. Serge Lancel, Carthage, Fayard, 1992
  3. M'hamed Hassine Fantar, Carthage, approche d'une civilisation, Alif, 1993
  4. Lorenzo Nigro — fouilles de Motyé (université La Sapienza), cité dans la page

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