Carthage · Glossaire

Glossaire punique

Suffètes, tophet, Cothon, shekel ou diekplous : les mots du monde carthaginois employés sur ce site, définis en quelques lignes, avec leur graphie phénicienne et les pages où les retrouver.

68 termes

8 catégories

3 langues

Stèle punique gravée du signe de Tanit
Stèle au signe de Tanit

68 termes affichés

A

Langue#

Alphabet phénicien

EN Phoenician alphabetAR الأبجدية الفينيقية

𐤀𐤁𐤂𐤃graphie phénicienne

Écriture de 22 lettres, toutes consonnes, tracée de droite à gauche. Transmise aux Grecs, elle est l'ancêtre des alphabets grec et latin et, par l'araméen, des écritures hébraïque et arabe.

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Institutions#

Assemblée du peuple

EN People's assemblyAR جمعية الشعب

𐤏𐤌graphie phénicienne

La réunion des citoyens libres sur l'agora (Diodore) ; le punique ʿm, « peuple », la désigne dans les inscriptions. Elle tranchait quand suffètes et Sénat étaient en désaccord, et chacun pouvait y contredire les propositions (Aristote). Polybe (VI, 51) estime qu'elle avait pris l'ascendant au temps des guerres puniques.

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Religion#

Astarté

EN AstarteAR عشتارت

𐤏𐤔𐤕𐤓𐤕graphie phénicienne

Déesse phénicienne de la fécondité et de la guerre, toujours honorée à Carthage. À Pyrgi, port de Caere en Étrurie, des lamelles d'or bilingues (vers 500 av. J.-C.) l'associent à l'Uni étrusque.

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B

Religion#

Baal Hammon

EN Baal HammonAR بعل حمون

𐤁𐤏𐤋 𐤇𐤌𐤍graphie phénicienne

Dieu suprême de Carthage, maître du ciel et de la fécondité, à qui sont dédiées avec Tanit les stèles du tophet. Rapproché de l'Ammon libyen au bélier, puis de Kronos et de Jupiter, il survit sous Rome en Saturne africain.

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Religion#

Baal Shamim

EN Baal ShamimAR بعل شميم

𐤁𐤏𐤋 𐤔𐤌𐤌graphie phénicienne

« Seigneur des cieux », grand dieu du ciel honoré dans tout le monde phénicien et araméen, présent aussi dans les dédicaces de Carthage.

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Histoire#

Barcides

EN BarcidsAR البرقيون

𐤁𐤓𐤒graphie phénicienne

La famille d'Hamilcar Barca — du punique brq, « foudre » — et de ses fils Hannibal, Hasdrubal et Magon, avec son gendre Hasdrubal le Beau. Après 237 av. J.-C., ils bâtissent en Espagne une puissance presque autonome, base de la deuxième guerre punique.

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Guerre#

Bataillon sacré

EN Sacred BandAR الكتيبة المقدسة

Corps d'élite d'environ 2 500 citoyens carthaginois lourdement armés, selon Diodore (XVI, 80), qui le montre anéanti par Timoléon au Crimisos, en Sicile, vers 340 av. J.-C.

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Lieux#

Byrsa

EN ByrsaAR بيرصا

La colline-citadelle de Carthage, couronnée par le temple d'Eshmoun. Les Grecs rapprochèrent son nom de byrsa, « peau de bœuf », d'où la légende d'Élissa taillant une peau en lanières pour mesurer le terrain (Justin, XVIII, 5) ; l'origine réelle du mot, sans doute sémitique, reste discutée.

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C

Religion#

Caelestis

EN CaelestisAR كايليستيس

« La Céleste » : nom sous lequel Tanit continue d'être vénérée dans l'Afrique romaine, et d'abord à Carthage, sur les mêmes sanctuaires et avec des stèles héritées du modèle punique.

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Lieux#

Carthagène

EN CartagenaAR قرطاجنة

La Carthago Nova des Romains, fondée vers 227 av. J.-C. par Hasdrubal le Beau sous le nom de Qart-Ḥadasht : capitale des Barcides en Hispanie, près de riches mines d'argent. Hannibal en partit au printemps 218 ; Scipion la prit en 209.

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Histoire#

Carthago delenda est

EN Carthago delenda estAR «يجب تدمير قرطاج»

« Carthage doit être détruite » : Caton l'Ancien aurait conclu chacun de ses discours au Sénat par cet avis dans les années 150 av. J.-C. (Plutarque, Caton l'Ancien, 27 ; Pline, XV, 74). Les sources rapportent l'idée ; la formule latine exacte est une mise en forme plus tardive.

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Institutions#

Cent-Quatre

EN Hundred and FourAR المئة والأربعة

Conseil restreint ainsi nommé par Aristote. Selon Justin (XIX, 2), cent juges tirés du Sénat examinaient la conduite des généraux à leur retour, pour brider l'emprise des Magonides. Nommés à vie, ils virent leur mandat réduit à un an par Hannibal, suffète en 196 av. J.-C.

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Lieux#

Chôra

EN ChoraAR الخورا

Mot grec, « la campagne », employé par les historiens pour le territoire rural de Carthage. Il couvrait une large part de la Tunisie actuelle et nourrissait la cité.

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Histoire#

Colonia Iulia Concordia Carthago

EN Colonia Iulia Concordia CarthagoAR كولونيا يوليا كونكورديا قرطاج

La colonie romaine décidée par César et fondée sous Auguste (44–29 av. J.-C.) sur le site même de la ville punique. Elle devient la capitale de l'Afrique proconsulaire et l'une des grandes villes de l'Empire.

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Lieux#

Colonnes d'Hercule

EN Pillars of HerculesAR أعمدة هرقل

Nom antique du détroit de Gibraltar, limite du monde connu des Grecs. Carthage en surveillait le passage et y lançait ses expéditions atlantiques, celle d'Hannon vers le sud, celle d'Himilcon vers le nord.

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Économie#

Commerce silencieux

EN Silent tradeAR التجارة الصامتة

Troc sans contact décrit par Hérodote (IV, 196) : au-delà des Colonnes d'Hercule, les Carthaginois déposaient leurs marchandises sur la plage et se retiraient ; les habitants posaient de l'or à côté, et l'on recommençait jusqu'à l'accord, sans un mot.

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Guerre#

Corvus (« corbeau »)

EN Corvus (“raven”)AR «الغراب» (كورفوس)

Passerelle d'abordage munie d'un croc, inventée par les Romains pour annuler l'habileté manœuvrière des Carthaginois : elle changeait la bataille navale en combat d'infanterie. Elle leur valut leur première victoire navale, à Mylae en 260 av. J.-C. (Polybe, I, 22–23).

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Lieux#

Cothon

EN CothonAR الكوثون

Le port militaire circulaire de Carthage, caché derrière le port de commerce rectangulaire. Selon Appien (Libyca, 96), il comptait 220 loges pour les navires de guerre, avec au centre, sur un îlot, le pavillon de l'amiral. Deux lagunes de Salammbô en gardent la forme.

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D

Religion#

Déméter et Korè

EN Demeter and KoreAR ديميتر وكوري

Déesses grecques adoptées officiellement par Carthage en 396 av. J.-C. : l'armée d'Himilcon avait pillé leur sanctuaire près de Syracuse avant d'être décimée par la peste. Pour les apaiser, la cité leur confia un culte servi par des Grecs (Diodore, XIV, 77).

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Guerre#

Diekplous

EN DiekplousAR الديكبلوس

Manœuvre navale grecque : un navire se glisse dans un intervalle de la ligne ennemie, la traverse, puis vire pour éperonner un adversaire par le flanc ou la poupe. Elle exige des équipages très entraînés, ce qui faisait la réputation de la marine carthaginoise.

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E

Lieux#

Emporia

EN EmporiaAR الإمبوريا

Les riches comptoirs et terres des bords de la petite Syrte (golfe de Gabès), source de revenus pour Carthage. Massinissa s'en empara en partie dès 193 av. J.-C., et Rome refusa d'arbitrer (Tite-Live, XXXIV, 62).

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Religion#

Eshmoun

EN EshmunAR أشمون

𐤀𐤔𐤌𐤍graphie phénicienne

Dieu guérisseur, rapproché de l'Asclépios grec. Selon Appien (Libyca, 130), son temple, le plus vaste de Carthage, couronnait Byrsa : les derniers défenseurs s'y enfermèrent et l'incendièrent en 146 av. J.-C.

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F

Guerre#

Falcata

EN FalcataAR فالكاتا

Épée courte ibérique à lame recourbée, redoutable pour frapper de taille. C'était l'arme, avec le bouclier, des contingents ibères de l'armée carthaginoise.

Voir aussi
Lieux#

Fossa regia

EN Fossa regiaAR الخندق الملكي

Le « fossé royal » tracé par Rome après 146 av. J.-C. pour séparer la nouvelle province d'Africa, l'ancien territoire de Carthage, du royaume numide.

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Guerre#

Frondeurs baléares

EN Balearic slingersAR رماة المقلاع البليار

Mercenaires des îles Baléares, entraînés dès l'enfance ; ils portaient trois frondes pour tirer à différentes distances (Strabon, III, 5, 1) et lançaient pierres et balles de plomb.

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G

Lieux#

Gadès

EN GadesAR قادس

𐤂𐤃𐤓graphie phénicienne

Gadir, « l'enceinte », aujourd'hui Cadix : colonie de Tyr au-delà du détroit de Gibraltar, alliée de Carthage. Son temple de Melqart resta célèbre jusqu'à l'époque romaine, et c'est de là qu'Himilcon partit vers le nord sur la route de l'étain.

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Économie#

Garum

EN GarumAR الغاروم

Sauce de poissons gras fermentés, employée en cuisine et comme remède. Les Phénico-Puniques en ont répandu l'usage en Méditerranée ; Rome reprit cette industrie de salaison à grande échelle, comme à Baelo Claudia près de Cadix.

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Histoire#

Guerre des Mercenaires

EN Mercenary WarAR حرب المرتزقة

Révolte des mercenaires revenus de Sicile et impayés, rejoints par des cités libyennes (241–238 av. J.-C.). Hamilcar Barca l'écrase au terme d'une guerre sans merci racontée par Polybe (I, 65–88) ; Rome en profite pour s'emparer de la Sardaigne.

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Histoire#

Guerres puniques

EN Punic WarsAR الحروب البونيقية

Les trois guerres entre Rome et Carthage : 264–241 (la Sicile), 218–201 (Hannibal en Italie, jusqu'à Zama) et 149–146 av. J.-C., qui s'achève par la destruction de la ville.

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I

Lieux#

Ifriqiya

EN IfriqiyaAR إفريقية

Transcription arabe du latin Africa, employée au Moyen Âge pour la Tunisie et ses marges, avec Kairouan pour capitale. Le nom prolonge celui de la province romaine née du territoire de Carthage.

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K

Lieux#

Kerkouane

EN KerkouaneAR كركوان

Cité punique du cap Bon, abandonnée vers le milieu du IIIe siècle av. J.-C. et jamais rebâtie : elle garde intact le plan d'une ville punique, avec ses maisons à salle d'eau et ses sols ornés du signe de Tanit. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1985.

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L

Histoire#

Libyphéniciens

EN LibyphoeniciansAR الليبيون الفينيقيون

Nom grec d'une population née du mélange des colons phéniciens et des Libyens d'Afrique. Leur statut et leur territoire, sans doute au sud de Carthage, restent discutés ; le Périple d'Hannon dit qu'il partit fonder des « villes de Libyphéniciens ».

Voir aussi
Langue#

Libyque

EN Libyan (Libyco-Berber)AR الليبية

Langue et écriture des populations autochtones d'Afrique du Nord, ancêtres des Amazighs. La bilingue punico-libyque du mausolée de Dougga (IIe siècle av. J.-C.) a servi de clé pour en déchiffrer les lettres.

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M

Histoire#

Magonides

EN MagonidsAR الماغونيون

𐤌𐤂𐤍graphie phénicienne

Dynastie de généraux issue de Magon, qui domine Carthage aux VIe–Ve siècles av. J.-C. (Justin, XIX). Elle organise l'armée de mercenaires, soumet l'arrière-pays africain et mène les guerres de Sicile, jusqu'au désastre d'Himère en 480 ; les Cent-Quatre seront créés pour brider ce pouvoir familial.

Voir aussi
Art#

Masques grimaçants

EN Grimacing masksAR الأقنعة المتجهّمة

Masques de terre cuite aux rides profondes et à la bouche tordue, parfois ornés de motifs géométriques. D'origine sans doute orientale, ils étaient suspendus ou déposés dans les tombes pour écarter les démons (fin VIIe–VIe siècle av. J.-C.).

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Lieux#

Mégara

EN MegaraAR ميغارا

Vaste faubourg au nord de la ville, vers l'actuelle La Marsa, fait de jardins et de riches demeures et bâti de façon plus lâche. L'aristocratie y avait ses résidences ; Scipion Émilien y força l'entrée lors du siège, en 147 av. J.-C. (Appien, Libyca, 117).

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Religion#

Melqart

EN MelqartAR ملقرت

𐤌𐤋𐤒𐤓𐤕graphie phénicienne

« Roi de la ville », dieu de Tyr, la métropole. Carthage envoyait chaque année une offrande à son temple de Tyr (Diodore, XX, 14) ; les Grecs l'identifiaient à Héraclès, et les Barcides le font figurer sur leurs monnaies. Son temple de Gadès resta célèbre jusqu'à l'époque romaine.

Voir aussi
Lieux#

Motyé

EN MotyaAR موتيا

Îlot phénicien de l'ouest de la Sicile, allié de Carthage, pris et détruit par Denys de Syracuse en 397 av. J.-C. (Diodore, XIV, 47–53). On y a découvert en 1979 l'« éphèbe de Motyé », statue de marbre du Ve siècle.

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N

Langue#

Néopunique

EN Neo-PunicAR البونيقية الجديدة

Forme tardive, cursive, de l'écriture punique, employée en Afrique du Nord après 146 av. J.-C. et jusqu'aux premiers siècles de notre ère. Elle note parfois les voyelles à l'aide de certaines lettres.

Voir aussi

O

Art#

Opus africanum

EN Opus africanumAR البناء الإفريقي

Technique de maçonnerie punique : des chaînes de grandes pierres, dressées et couchées en alternance, encadrent un remplissage de moellons. Attestée à Kerkouane, elle se perpétue dans l'Afrique romaine, jusqu'au Capitole de Dougga.

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P

Économie#

Passum

EN PassumAR الباسوم

Vin doux de raisins séchés au soleil, spécialité réputée de Carthage. Columelle (XII, 39) en a conservé la recette d'après Magon, presque mot pour mot.

Voir aussi
Art#

Pavimentum punicum

EN Pavimentum punicumAR الرصيف البونيقي

Sol d'éclats de pierre et de marbre noyés dans un mortier rouge, parfois orné du signe de Tanit (Kerkouane, flanc sud de Byrsa). Datés du IIIe siècle av. J.-C., ces sols obligent à nuancer l'idée d'une mosaïque née en Grèce.

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Institutions#

Pentarchie

EN PentarchyAR اللجان الخماسية

Commission de cinq membres connue par le seul Aristote (Politique, II, 11). Les pentarchies se recrutaient elles-mêmes, traitaient d'affaires importantes et désignaient les membres des Cent-Quatre ; leur fonctionnement exact reste obscur.

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Guerre#

Pentécontère

EN PenteconterAR السفينة الخمسينية

Navire long à cinquante rames, rapide et polyvalent, des premiers temps de l'expansion phénicienne. Selon le Périple, Hannon en conduisit soixante le long de la côte atlantique de l'Afrique.

Voir aussi
Histoire#

Périple d'Hannon

EN Periplus of HannoAR رحلة حنون

Récit, conservé en grec, du voyage d'Hannon le long de la côte atlantique de l'Afrique vers 500 av. J.-C., avec soixante pentécontères. Il traduirait une inscription punique exposée dans un temple de Carthage ; c'est le plus ancien témoignage d'exploration de l'Afrique occidentale.

Voir aussi
Guerre#

Périplous

EN PeriplousAR البيريبلوس (مناورة)

Manœuvre d'enveloppement : on déborde l'aile ennemie pour la prendre de flanc, d'où l'intérêt d'aligner une ligne plus longue que celle de l'adversaire. À ne pas confondre avec le périple, récit de navigation.

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Économie#

Pourpre (murex)

EN Purple dye (murex)AR الأرجوان (الموريكس)

La teinture la plus chère de l'Antiquité, tirée d'un coquillage marin, le murex : il en fallait des milliers pour quelques grammes de colorant. Spécialité phénicienne, elle a laissé à Kerkouane des amas de coquilles broyées près des ateliers ; Djerba en restera célèbre à l'époque romaine.

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Histoire#

Punica fides

EN Punica fidesAR «الوفاء البونيقي»

« Foi punique » : expression latine devenue synonyme de trahison. Tite-Live (XXI, 4) prête à Hannibal une « perfidie plus que punique ». Un cliché de propagande romaine, que les faits ne distinguent guère des pratiques de Rome elle-même.

Voir aussi
Langue#

Punique

EN PunicAR البونيقية

Du latin Punicus, de Poenus, forme latine du grec Phoinix, « Phénicien ». Le mot désigne la civilisation et la langue de Carthage : un phénicien d'Occident, langue sémitique écrite de droite à gauche, encore parlée dans les campagnes d'Afrique au temps de saint Augustin, vers 400 apr. J.-C.

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Q

Lieux#

Qart-Ḥadasht

EN Qart-HadashtAR قرت حدشت

𐤒𐤓𐤕𐤇𐤃𐤔𐤕graphie phénicienne

Nom phénicien de Carthage : « Ville nouvelle ». Les Grecs en ont fait Karchēdōn, les Romains Carthago. Le même nom fut donné à Carthagène, fondée en Espagne par Hasdrubal.

Voir aussi
Guerre#

Quinquérème

EN QuinqueremeAR السفينة الخماسية

Navire de guerre né à Syracuse vers 399 av. J.-C. sous Denys l'Ancien (Diodore, XIV, 41–42), devenu le vaisseau de ligne des guerres puniques : environ 300 rameurs et 120 soldats. Le nom renvoie sans doute à des groupes de cinq rameurs, non à cinq rangs de rames superposés.

Voir aussi

R

Institutions#

Rab

EN RabAR رب

𐤓𐤁graphie phénicienne

Mot punique signifiant « chef », « maître », porté dans les inscriptions par des titulaires de charges variées. Le titre de général des armées carthaginoises y correspondrait (rb mḥnt, « chef du camp »), mais la hiérarchie militaire reste mal connue.

Voir aussi
Art#

Rasoirs puniques

EN Punic razorsAR الأمواس البونيقية

Petites lames-hachettes de bronze, fréquentes dans les tombes après le VIIe siècle av. J.-C., liées à la purification du défunt et dotées d'une valeur talismanique (Lancel). Dès le Ve siècle, on les grave de motifs égyptiens ou égéens.

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S

Lieux#

Salammbô

EN SalammbôAR صلامبو

Quartier de la Carthage actuelle, près des ports puniques, qui doit son nom au roman de Flaubert (1862). Le tophet de Carthage y fut découvert en 1921.

Voir aussi
Religion#

Saturne africain

EN African SaturnAR ساتورن الإفريقي

Nom romain de Baal Hammon après 146 av. J.-C. Ses sanctuaires néopuniques (Thinissut, Bou Kornine, El Hofra près de Cirta, stèles de la Ghorfa) restent fréquentés jusqu'au début du IVe siècle apr. J.-C. (Lancel, Le Glay).

Voir aussi
Art#

Scarabées

EN ScarabsAR الجعارين

Amulettes et chatons de bagues-sceaux en forme de scarabée, gravés en intaille, souvent importés d'ateliers égyptiens ou phéniciens : un signe de la forte empreinte égyptienne sur l'art punique. Après le milieu du IVe siècle, des gravures sur pâte de verre, plus modestes, prennent le relais.

Voir aussi
Institutions#

Sénat

EN SenateAR مجلس الشيوخ

Le conseil des « Anciens » de Carthage (gerontes pour les Grecs, seniores pour les Romains), recruté dans les grandes familles et fort sans doute de plusieurs centaines de membres. Il décidait de la guerre, de la paix et de la diplomatie ; les généraux venaient lui rendre compte.

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Économie#

Shekel

EN ShekelAR شيقل

𐤔𐤒𐤋graphie phénicienne

Unité de poids sémitique devenue la monnaie de Carthage. Les premières pièces puniques sont frappées en Sicile pour payer les mercenaires ; Carthage n'ouvre ses propres ateliers qu'au milieu du IVe siècle av. J.-C. En Espagne, les Barcides émettent des shekels d'argent de grande qualité.

Voir aussi
Religion#

Signe de Tanit

EN Sign of TanitAR علامة تانيت

Symbole formé d'un triangle, d'une barre horizontale et d'un disque, qui évoque une silhouette aux bras levés. Il se répand sur les stèles, les sols et les objets à partir des Ve–IVe siècles av. J.-C. ; longtemps cru propre à l'Occident, il est aussi attesté au Levant.

Voir aussi
Art#

Stèle

EN SteleAR نُصُب

𐤍𐤑𐤁graphie phénicienne

Pierre dressée portant une dédicace ou une image (en punique nṣb). Au tophet, des milliers de stèles votives portent le signe de Tanit, des symboles et des inscriptions ; taillées d'abord dans le grès, puis dans le calcaire, elles se couvrent de motifs d'influence grecque.

Voir aussi
Institutions#

Suffète

EN SufeteAR شفط

𐤔𐤐𐤈graphie phénicienne

Du phénicien shofet, « juge ». Carthage élisait chaque année deux suffètes, que Grecs et Romains appelaient « rois » : ils présidaient le Sénat et rendaient la justice, sans commander les armées (Aristote, Politique, II, 11). Des villes d'Afrique romaine en élisent encore au IIe siècle apr. J.-C.

Voir aussi

T

Économie#

Talent

EN TalentAR تالنت

Unité de poids et de compte grecque, soit environ 26 kg d'argent. Les indemnités imposées par Rome s'expriment en talents : 3 200 en 241, 1 200 de plus en 237, puis 10 000 payables en cinquante ans en 201 av. J.-C.

Voir aussi
Religion#

Tanit

EN TanitAR تانيت

𐤕𐤍𐤕graphie phénicienne

Grande déesse de Carthage, appelée « Face de Baal » (pn bʿl) dans les dédicaces, où elle précède Baal Hammon à partir du Ve siècle av. J.-C. Protectrice de la cité, elle survit à l'époque romaine sous le nom de Caelestis.

Voir aussi
Religion#

Tarif de Marseille

EN Marseille TariffAR تعرفة مرسيليا

Inscription punique trouvée dans le port de Marseille en 1845, d'origine carthaginoise. Elle fixe, animal par animal, la part de l'offrande qui revient au prêtre et celle qui revient au fidèle. Elle est conservée au musée d'Archéologie méditerranéenne de la Vieille Charité.

Voir aussi
Religion#

Tophet

EN TophetAR التوفيت

Nom biblique (Jérémie, 7, 31) donné par les archéologues aux sanctuaires à ciel ouvert où s'accumulent des urnes de restes d'enfants et de jeunes animaux, surmontées de stèles dédiées à Baal Hammon et Tanit. Celui de Salammbô, à Carthage, servit du VIIIe siècle à 146 av. J.-C. Sacrifices ou nécropole de nourrissons : le débat reste ouvert.

Voir aussi
Économie#

Traité de Magon

EN Mago's treatiseAR كتاب ماغون

𐤌𐤂𐤍graphie phénicienne

Encyclopédie agricole en 28 livres, écrite en punique par Magon. Après 146 av. J.-C., le Sénat romain la fit traduire en latin (Pline, XVIII, 22) ; Varron et Columelle la citent comme une autorité.

Voir aussi
Guerre#

Trirème

EN TriremeAR السفينة ثلاثية المجاديف

Navire de guerre à trois niveaux de rameurs superposés et à éperon de proue, en usage dès le VIe siècle av. J.-C. : environ 200 hommes à bord, dont quelque 170 rameurs. En 201 av. J.-C., Rome ne laisse à Carthage que dix trirèmes.

Voir aussi

U

Lieux#

Utique

EN UticaAR أوتيكا

Colonie tyrienne au nord de Carthage, que Pline (XVI, 216) date de 1101 av. J.-C., bien avant ses plus anciens vestiges connus. Alliée puis rivale de Carthage, elle se rallie à Rome en 149 et devient la capitale de la province d'Africa.

Voir aussi
Transcriptions

Écrire le punique

Le phénicien ne notait que les consonnes : les graphies ci-dessus se lisent de droite à gauche, et les formes françaises, anglaises ou arabes des noms sont des conventions héritées du grec et du latin. Les sources antiques citées sont détaillées dans la bibliographie.

À lire aussi

Langue et écriture

L'alphabet phénicien, les inscriptions puniques et votre nom en phénicien.

À lire aussi

Sources et bibliographie

Polybe, Tite-Live, Appien et les ouvrages modernes cités dans les définitions.